Qui Suis-je ?

Je m’appelle Ketty.
J’ai toujours aimé apprendre.
- Découvrir quelque chose que je ne connais pas.
- Comprendre comment les choses fonctionnent.
- Faire des liens entre des sujets qui, au départ, n’ont parfois rien à voir.
Je suis une éternelle étudiante.
Le travail, lui, m’ennuie lorsqu’il devient rébarbatif, répétitif, lorsqu’il faut simplement reproduire encore et encore ce que l’on sait déjà faire.
J’ai besoin de comprendre, d’explorer, de regarder autrement.
Je suis la fille de mes parents, mère de mes enfants, épouse de mon mari, amie, collègue, aidante.
Dans chacun de ces rôles, j’ai appris et je continue d’apprendre quelque chose : à anticiper, à m’adapter, à prendre soin, à écouter, à négocier, à recommencer.
À me tromper aussi.
À tenir bon.
À changer de direction.
Certaines de ces expériences appartiennent au travail. D’autres à la vie personnelle. La plupart ne se laissent pas aussi facilement ranger dans une case.
Et c’est justement ce qui m’intéresse.
Parce qu’une vie ne se construit pas seulement dans un métier.
Elle se construit dans tout ce que nous vivons.
Et au fond, c’est peut-être cela qui m’a toujours poussée à apprendre : la curiosité de comprendre ce que la vie fait de nous.
Je m’appelle Kaetitia Dreveton de Burlet.
Dans la vie, on m’appelle Ketty.
Pourquoi je défends la valeur de l'âge
Peut-être que c’est pour cela que l’âge m’intéresse autant.
Parce qu’à mesure que les années passent, quelque chose change dans notre façon de regarder les choses.
On a davantage de points de comparaison. On a déjà vécu certaines situations. On reconnaît des mécanismes.
On sait que ce qui paraît insurmontable aujourd’hui peut prendre une tout autre dimension quelques années plus tard.
On apprend aussi à faire la différence entre ce qui mérite vraiment notre énergie et ce qui n’en mérite pas.
Ce recul n’est évidemment pas automatique.
Avoir plus d’années ne rend pas nécessairement plus sage.
Mais les années nous donnent quelque chose de précieux : de la matière pour comprendre.
Et parfois, suffisamment de distance pour regarder notre propre parcours autrement.
C’est là que je trouve l’âge intéressant pour tout ce qui s’est construit entre deux dates d’anniversaire.
Pourtant, on nous apprend plutôt à compter ce qui disparaît
Avec l’âge, on nous parle facilement de ce qui diminue.
- La jeunesse.
- L’énergie.
- Les opportunités.
- Le temps qui reste.
Comme si avancer en âge était avant tout une soustraction.
On compte nos bougies comme on surveillerait une date de péremption.
On nous regarde avec ce mélange de respect poli et d’impatience mal dissimulée, comme si notre temps était désormais compté.
Ou pire : inutile.
Cette façon de regarder l’âge m’a toujours dérangée parce qu’elle oublie une chose essentielle.
Pendant que les années passent, nous ne faisons pas que vieillir. Nous accumulons :
- Des apprentissages.
- Des rencontres.
- Des responsabilités.
- Des erreurs.
- Des réussites.
- Des pertes.
- Des recommencements.
Et une quantité considérable de choses que personne ne nous a vraiment enseignées.
Et puis il y a mon « décal'âge »
Depuis mon plus jeune âge, j’ai toujours eu un problème avec les cases.
J’ai parfois compris certaines choses avant qu’elles deviennent évidentes.
Parfois, j’ai pris des chemins qui semblaient étranges aux autres.
Et parfois, j’ai simplement eu besoin de beaucoup plus de temps pour comprendre quelque chose que je croyais pourtant avoir compris.
Pendant longtemps, j’ai pu voir ces décalages comme des défauts. Puis, j’ai appris à utiliser ma singularité.
Avec le temps, j’ai compris qu’un détour n’est pas forcément du temps perdu. Il peut devenir une partie essentielle de notre expérience.
Nous n’avançons pas tous au même rythme.
Et ce qui semble être un retard à un moment donné peut devenir, quelques années plus tard, un autre regard, une autre compréhension, une autre façon d’aborder la vie.
C’est aussi cela que j’appelle le décal’âge.
Simplement ne pas toujours avancer au rythme que les cases avaient prévu pour nous.
La naissance d'un mot : de la coquille à la conviction
Le nom de mon projet est lui aussi arrivé un peu par hasard.
Un jour, en regardant les statistiques de mon site, j’ai découvert un mot qui n’aurait jamais dû être là : « Âgesse ».
Les algorithmes y voyaient une faute de frappe. Moi, j’y ai vu une révélation.
Âgesse : la sagesse par la valeur de l’âge.
Ce mot contient tout ce que je défends. Une sagesse qui ne se trouve pas dans les livres, mais dans les rides du visage, les cheveux blancs assumés, les silences maîtrisés, les expériences traversées et les choix enfin assurés.
J’ai appelé cette réflexion : S’Âgesse du Temps.
Et cette idée n’a cessé de grandir.
J'ai aussi appris ce que l'expérience peut coûter
Pendant 25 ans, j’ai vécu au cœur de la machine.
J’ai connu le rythme effréné de l’entreprise : l’urgence permanente, les responsabilités, les journées où il faut faire tenir beaucoup de choses dans un temps qui, lui, ne s’étire pas.
J’ai aimé certains aspects de ce monde.
J’en ai trouvé d’autres profondément déshumanisants.
Puis, le signal d’alarme a retenti, le corps dit « stop » : le burn-out.
Avec le recul, j’ai compris qu’il m’a appris quelque chose d’essentiel.
On peut accumuler énormément d’expérience tout en devenant progressivement aveugle à ce qu’elle nous coûte, une usure invisible.
On peut être tellement habitué à s’adapter que l’on ne remarque même plus tout ce que cette adaptation demande.
Cette prise de conscience a changé mon regard.
- Sur le travail.
- Sur l’âge.
- Sur les capacités que nous développons avec le temps.
Et surtout sur tout ce que nous finissons par considérer comme normal simplement parce que nous savons le faire depuis longtemps.
Mes 3 triangles
Il y a trois triangles dans l’univers de S’Âgesse du Temps.
Ils représentent trois mouvements qui, pour moi, sont indissociables.
Le premier triangle, c’est l’expérience.
- Ce que nous vivons.
- Ce que nous apprenons.
- Ce que nous accumulons au fil du temps.
Le deuxième triangle, c’est la compréhension.
- Ce que nous faisons de cette matière.
- Les liens que nous créons.
- Le recul que nous prenons.
La manière dont nous apprenons à regarder autrement.
Le troisième triangle, c’est la transmission.
- Ce que nous choisissons de partager.
- Ce que nous transmettons.
- Ce que nous faisons circuler pour que l’expérience ne reste pas enfermée en nous.
Et chaque côté du triangle compte.
Parce qu’il n’y a pas d’expérience sans ce qui est vécu.
Pas de compréhension sans ce qui relie.
Pas de transmission sans ce qui circule.
Les trois triangles se répondent, comme les trois temps d’une même démarche :
vivre, comprendre, transmettre.
Quand j'ai commencé à regarder l'entreprise autrement
Mes années dans l’entreprise m’ont appris à regarder autrement ce que l’expérience des personnes apporte à une organisation.
Un salarié sait faire quelque chose. Tout le monde sait qu’il sait faire. Alors personne ne se demande vraiment ce qui se passerait s’il n’était plus là.
Jusqu’au jour où il est absent ou lorsqu’il part.
Et soudain, quelqu’un découvre que personne ne sait exactement comment il faisait.
Le problème n’est pas apparu le jour de son départ. La dépendance existait déjà. Elle était simplement devenue invisible parce que tout fonctionnait.
C’est à ce moment que mon travail auprès des entreprises prend tout son sens : rendre visibles les savoir-faire essentiels et permettre qu’ils puissent circuler.
C'est là que j'interviens
Aujourd’hui, je me définis comme consultante en Patrimoine d’expérience.
J’accompagne les personnes et les organisations à regarder autrement ce que le temps et l’expérience ont construit.
- À identifier ce qui a de la valeur.
- À comprendre ce qui peut encore évoluer.
- Et à faire circuler ce qui mérite de l’être.
Je ne crois pas au gaspillage de l’expérience, ni à celui des personnes, ni à celui des savoir-faire.
Nous sommes beaucoup plus que notre âge.
Notre âge ne dit pas tout de nous, il raconte aussi tout ce que nous avons eu le temps de construire.
Ici, on ne compte pas les années. On les fait compter.
Et si votre expérience disparaissait ?
Des années de savoirs, de réflexes et de capacités peuvent rester invisibles, être sous-estimées ou partir avec une personne.
Téléchargez votre Carnet du Patrimoine d’Expérience afin de :
- Identifier ce que le temps a construit pour vous appuyer sur des ressources que vous possédez déjà.
- Cartographier vos savoirs et capacités pour les rendre visibles et mobilisables.
- Préserver et transmettre ce qui a de la valeur pour éviter que l’expérience se perde.

